Nouvelles / News


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Livre sur les conques

 

Jeremy Montagu, membre anglais de l'ACIMV vient de sortir son nouveau livre sur les conques musicales du monde entier depuis la préhistoire jusqu'à maintenant.

 

Cet excellent ouvrage de 214 pages, qui n'existe qu'en numérique, est disponible gratuitement en version pdf, pour Kindle et pour EPub sur le site de son auteur :

http://jeremymontagu.co.uk/

Les passionnés d'instruments de musique pourront également y trouver de nombreuses autres choses fort intéressantes...

 

A n'en pas douter, ce livre deviendra un ouvrage de référence pour ce cuivre naturel bien particulier !

 


Le nouveau Larigot arrive...

 

Le Larigot 61 du premier semestre 2018 est arrivé dans les boites aux lettres des adhérents de l'ACIMV fin avril...

Tout en couleur, 48 pages, son sommaire est fort alléchant, jugez plutôt : 

 

- La star du numéro : Flûte traversière à douze clés de Tulou.
- Complément à l’article du Larigot 59 : Les saxophones « système Romero » et assimilés.
- Complément à l’article du Larigot 60 : Duplication des clés graves du saxophone et « système Boehm ».
- Éssai sur la datation des ophicléides.
- Société des Amis d’Instruments Anciens de Musique (GEFAM).
- Deux cromornes du XVIe siècle.
- La ténora et le tible : des instruments catalans ?
- À la recherche de Claude Laurent.


Pour ses 30 ans, l'ACIMV fait un beau cadeau à ses adhérents...

 

En effet, avec le Larigot 61, tous les membres de notre association ont reçu le Larigot spécial XXVIII.

Un bel ouvrage tout en couleur de 52 pages retraçant entre autre l'historique de l'ACIMV et un résumé de son anniversaire qui eut lieu à La Couture-Boussey.

 

Alors, n'hésitez plus et adhérez à notre association...

 


Du 4 au 10 août 2018, le Festival de Monastier en Haute-Loire organise un stage : « FANFARE ROMANTIQUE »

 

Ce stage de musique d’ensemble est conçu autour des instruments du XIXe siècle (cornets, saxhorns, ophicléides, trombones à piston…). Il s’adresse aux instrumentistes de tous niveaux ayant envie de jouer le répertoire original des fanfares du XIXe.

 

Ce stage s’adresse à toute personne désireuse de :

- Pratiquer un instrument « historique » dans un contexte collectif et individuel. 

- Aborder un répertoire riche et varié pour les cuivres.

- Découvrir des pièces au sein d’une formation instrumentale dotée d’une riche palette de timbres.

- Côtoyer des musiciens d’horizons différents, professionnel, amateur.

 

L'équipe pédagogique est composée de Jean-François Madeuf (cuivres aigus) et de Laurent Madeuf (cuivres graves). Il est bien sûr souhaitable de venir avec son propre instrument.


In memoriam.

 

Claire SOUBEYRAN, factrice de flûte traversière mondialement reconnue et appréciée est décédée mercredi 7 mars 2018.

Son départ laisse un grand vide dans le monde musical et de la facture instrumentale. Elle avait, au cours de sa longue carrière, développé un savoir-faire unique, nourri par son insatiable curiosité et son grand talent. Son ouverture d'esprit l'avait amenée à développer différents partenariats, avec certains de ses collègues mais aussi avec des institutions comme le Smithsonian Institution de Washington où elle travailla en 1986, ou encore le Musée de la musique à Paris. Ses partenaires au sein de ces institutions ont gardé d'elle le souvenir d'une personne active et inventive, dotée de grandes qualités humaines. Les qualités sonores de ses instruments en ont fait la référence dans le milieu de la musique ancienne et romantique. Elle a développé son savoir faire sur un large spectre, allant des débuts de la flûte baroque, avec Hotteterre, jusqu'à la flûte conique système Böhm. Son expertise dans le domaine de la restauration d¹instruments anciens était également très précieuse pour les collectionneurs et les musiciens. Parallèlement à son activité de factrice, elle a toujours pratiqué le chant avec un grand talent, au sein de divers ensembles et groupes vocaux ou bien en tant que chef de chœur. Ses multiples activités ne l'ont pas empêchée de créer l'association Val de Viosne Environnement, qu'elle a dirigé avec toute son énergie et sa conviction.

Henri GOHIN


Exposition au Musée Berlioz

 

Le Musée Berlioz, 69 rue de la République, la Côte St André, vient d’organiser une grande exposition « Berlioz à Londres » qui a eu un grand succès.

 

Pour cet évènement, l’ACIMV a prêté une trentaine d’instruments de Bruno kampmann pour illustrer l’orchestre utilisé à cette époque, dont de nombreux instruments d’Adolphe Sax.

 

Une nouvelle exposition d’instruments est en cours au conservatoire de Saint-Cloud jusqu’à Pâques 2018, ne manquez pas d’aller la voir si vous passez dans le coin.

Bruno K.



Cornet à trois pistons
de Protin Frères à Strasbourg

Je vous présente le petit dernier, arrivé dans notre collection par le hasard d'une rencontre à la Couture. Pour ceux qui me connaissent, « non je n'ai pas changé » et pas encore décidé de jouer du cornet à pistons et encore moins de collectionner les cuivres. Mais toujours dans la même recherche, les instruments strasbourgeois restent ceux que j'aime étudier.
Ces frères Protin me donnent bien des soucis, car pour le moment je ne sais pas grand–chose d'eux, sinon qu'ils étaient revendeurs d'instruments parisiens, principalement des cuivres, à Strasbourg.
Ce qui donne de l'intérêt à ce cornet est qu'il est typique de la production de Guichard et décrit dans le catalogue de Gautrot en 1850. Donc les musiciens jouant des cuivres à Strasbourg ne jouaient pas tous sur des instruments à palettes de Kretzschmann ou de Finck, ce qui est assez logique quand on connaît l'histoire de la capitale alsacienne où se mêlaient des gens d'origine allemande, suisse, française… et de nombreux militaires. C'est toutes ces considérations qui font de cette capitale aujourd'hui européenne, un lieu unique au niveau de l'histoire de la facture instrumentale.
René P.


Dung Kar et Kang Ling

 

Le Dung Kar est une conque rituelle tibétaine. Constitué d’un coquillage, décoré d’argent et de pierreries, il est utilisé comme une trompette lors de cérémonies religieuses. Il a une plus grande valeur de transmission avec les esprits s’il est DEXTROGYRE (du latin dexter = droite et gyrare = tourner) comme sur la photo, le contraire étant LEVOGYRE.

Le Kang Ling est aussi une trompette spirituelle du Tibet. Il est formé d’un fémur humain recouvert de métal au deux extrémités (dont un côté est une embouchure muette) et de fil d’argent. Trois pierres de couleur servent de garniture. Les Kang Ling faits avec un fémur humain, sont classés d’après leur valeur de transmission avec les esprits : Le fémur d’une jeune brahmane de 16 ans est de bien meilleure qualité que celui d’un pendu pour crime par exemple.

André  S.



Une flûte de Prudent Thiériot...
(en activité de 1756 à 1786)
J’ai depuis quelque temps une flute baroque originale de la fin du XVIII siècle, que je joue assez régulièrement, en alternance avec ma flute modèle Carlo Palenca de Martin Wenner. Je l’ai présentée à la réunion des 30 ans de l’ACIMV. C’est une flute en ébène avec viroles en ivoire et une clef argent du facteur parisien Prudent Thiériot successeur de Bizey.
Voila ses caractéristiques :
- Signature : « Prudent à Paris » surmontée d’une fleur de lys, sur tous les éléments.
- Longueur de la partie vibrante : 557 mm à partir de l’embouchure, diapason 415hz.
- Perce conique : 18,5 mm à la tête, 12,5 mm au plus étroit (mortaise de la patte de ré), s’évase ensuite jusqu’à 16 mm.
- Embouchure : Très petite pour l’époque et légèrement ovalisée de 8 par 9mm.
- Date : Environ 1760, certainement du début de la production de Prudent quand il prend la suite de Bizey vers 1756/1758.
A noter que son fils qui lui succède vers 1785/1790 utilise la même marque, mais ses flutes ont une embouchure plus grande et nettement ovale et un diapason 428/435 Hz (1800/1830)
Détails : La clef de Mi b en argent est montée dans une mortaise avec une goupille en laiton. Le ressort en bronze est encastré dans bois et appuie sous la palette de la clef.
Cette flute en parfait état de jeu, le son est très doux, velouté mais manque peut être un peu de puissance. Elle est bien dans l’esprit de la flute baroque française du XVIII siècle.
Les notes de fourches sont un peu sourdes et il faut corriger fort les Fa trop haut et Fa dièse trop bas comme souvent sur ce type de flute. Elle convient très bien pour Hotteterre, Blavet, Chédeville…..
Très agréable à jouer.
Paul C.


Une flûte de Georges Guerre...
Je viens de faire l'acquisition d'une flûte à 12 clefs. C'est une flûte type « Tulou perfectionnée » avec le clétage en ligne et la clef de pouce double de Nonon. La tête est en ivoire avec une coulisse d'accord, le corps est en ébène, les clefs en maillechort nickelées, elle est dans sa boite d'origine. Elle est signée « Guerre à Paris ».  Son diapason est 440hz. Elle est en parfait état et jouable, le son est brillant avec des aigus d'une facilité surprenante. Je n'ai pas de renseignements sur Georges Guerre si ce n'est qu'il a exercé jusqu'en 1855.
Paul C.


Un pavillon qui nous raconte toute une histoire...

 

J'ai fait l'acquisition récemment d'un bugle à pistons argenté en boite du fabricant Henry Distin à Londres (numéro 7058). Celui-ci se révèle très intéressant par l'inscription sur le pavillon qui permet à la fois de le dater précisément mais aussi de connaître la raison de son achat et le nom de son propriétaire d'origine.

Je vous laisse le découvrir en quelques photos.

Christian C.



Epave mais pas que...

 

L'été a encore permis de prouver qu'il y avait encore de petites découvertes à faire sur les brocantes de plein-air pour les collectionneurs d'instruments à vent. Ainsi, pour quelques euros, j'ai pu acquérir ce saxhorn alto dans un état bien misérable. Si celui-ci apparait au premier abord bien banal, le fait qu'il ait une coulisse d'accord en forme de haricot attira mon regard. L'inscription sur le pavillon confirma que cet instrument n'était pas si banal que cela. En effet, il s'agit d'un saxhorn alto fabriqué par Jacques Christophe Labbaye sous licence Sax (numéro 2962) soit entre 1855 et 1865. Ce saxhorn pouvait jouer en fa ou en mi bémol par changement de la coulisse d'accord, c'est la coulisse d'accord en fa qui est présente. Il est à remarquer le logo représentant une abeille, encadrée par les initiales de Jacques Christophe Labbaye (J et C entremêlés d'un côté et L de l'autre), faisant un jeu de mot avec son nom de famille.

Cet instrument méritera bien un jour une seconde vie...

Maxime C



Vieux bois...

 

Au mois de juin, j'ai eu l'occasion de visiter le Musée des beaux-arts de Montréal au Québec. Celui-ci présentait une superbe exposition temporaire sur Pompéi. Parmi toutes les remarquables pièces présentées, il y avait cette flûte ou hautbois (je ne suis pas un spécialiste des bois). Voici sa légende exacte :

 

Flûte (tibia)

Bronze, os

Pompéi

Naples, MANN

 

Cette flûte simple (tibia), apparentée à l'aulos grec, produit un son semblable au hautbois moderne. Elle est faite d'argent et de bronze fixés à un tube en os perforé. L'embouchure double, en roseau, a disparu. La flûte accompagne différentes prestations musicales - notamment, des récitals.

Christian C



Curiosité monstre...

 

Dans le passé, de drôles d'instruments ont parfois vus le jour. Tel est le cas de l'ophicléide monstre à trois pistons « Stoelzel ». En 1848, il apparait dans le Manuel Général de Musique militaire à l'usage des Armées françaises de Georges Kastner avec la légende :  « Bombardon à trois pistons (connu longtemps en France sous le nom d'Ophicléide monstre.) (Infanterie.) ». On le retrouve également présent sur le catalogue du fabricant Gautrot de 1850 où il est précisé qu'il est en Fa !

Aucun instrument de ce type ne semble subsister à ce jour...

Si vous avez plus d'informations sur cet instrument, merci de nous les communiquer.