Nouvelles / News


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Une flûte de Prudent Thiériot...
(en activité de 1756 à 1786)
J’ai depuis quelque temps une flute baroque originale de la fin du XVIII siècle, que je joue assez régulièrement, en alternance avec ma flute modèle Carlo Palenca de Martin Wenner. Je l’ai présentée à la réunion des 30 ans de l’ACIMV. C’est une flute en ébène avec viroles en ivoire et une clef argent du facteur parisien Prudent Thiériot successeur de Bizey.
Voila ses caractéristiques :
- Signature : « Prudent à Paris » surmontée d’une fleur de lys, sur tous les éléments.
- Longueur de la partie vibrante : 557 mm à partir de l’embouchure, diapason 415hz.
- Perce conique : 18,5 mm à la tête, 12,5 mm au plus étroit (mortaise de la patte de ré), s’évase ensuite jusqu’à 16 mm.
- Embouchure : Très petite pour l’époque et légèrement ovalisée de 8 par 9mm.
- Date : Environ 1760, certainement du début de la production de Prudent quand il prend la suite de Bizey vers 1756/1758.
A noter que son fils qui lui succède vers 1785/1790 utilise la même marque, mais ses flutes ont une embouchure plus grande et nettement ovale et un diapason 428/435 Hz (1800/1830)
Détails : La clef de Mi b en argent est montée dans une mortaise avec une goupille en laiton. Le ressort en bronze est encastré dans bois et appuie sous la palette de la clef.
Cette flute en parfait état de jeu, le son est très doux, velouté mais manque peut être un peu de puissance. Elle est bien dans l’esprit de la flute baroque française du XVIII siècle.
Les notes de fourches sont un peu sourdes et il faut corriger fort les Fa trop haut et Fa dièse trop bas comme souvent sur ce type de flute. Elle convient très bien pour Hotteterre, Blavet, Chédeville…..
Très agréable à jouer.
Paul C.


Une flûte de Georges Guerre...
Je viens de faire l'acquisition d'une flûte à 12 clefs. C'est une flûte type « Tulou perfectionnée » avec le clétage en ligne et la clef de pouce double de Nonon. La tête est en ivoire avec une coulisse d'accord, le corps est en ébène, les clefs en maillechort nickelées, elle est dans sa boite d'origine. Elle est signée « Guerre à Paris ».  Son diapason est 440hz. Elle est en parfait état et jouable, le son est brillant avec des aigus d'une facilité surprenante. Je n'ai pas de renseignements sur Georges Guerre si ce n'est qu'il a exercé jusqu'en 1855.
Paul C.


Un pavillon qui nous raconte toute une histoire...

 

J'ai fait l'acquisition récemment d'un bugle à pistons argenté en boite du fabricant Henry Distin à Londres (numéro 7058). Celui-ci se révèle très intéressant par l'inscription sur le pavillon qui permet à la fois de le dater précisément mais aussi de connaître la raison de son achat et le nom de son propriétaire d'origine.

Je vous laisse le découvrir en quelques photos.

Christian C.



Epave mais pas que...

 

L'été a encore permis de prouver qu'il y avait encore de petites découvertes à faire sur les brocantes de plein-air pour les collectionneurs d'instruments à vent. Ainsi, pour quelques euros, j'ai pu acquérir ce saxhorn alto dans un état bien misérable. Si celui-ci apparait au premier abord bien banal, le fait qu'il ait une coulisse d'accord en forme de haricot attira mon regard. L'inscription sur le pavillon confirma que cet instrument n'était pas si banal que cela. En effet, il s'agit d'un saxhorn alto fabriqué par Jacques Christophe Labbaye sous licence Sax (numéro 2962) soit entre 1855 et 1865. Ce saxhorn pouvait jouer en fa ou en mi bémol par changement de la coulisse d'accord, c'est la coulisse d'accord en fa qui est présente. Il est à remarquer le logo représentant une abeille, encadrée par les initiales de Jacques Christophe Labbaye (J et C entremêlés d'un côté et L de l'autre), faisant un jeu de mot avec son nom de famille.

Cet instrument méritera bien un jour une seconde vie...

Maxime C



Vieux bois...

 

Au mois de juin, j'ai eu l'occasion de visiter le Musée des beaux-arts de Montréal au Québec. Celui-ci présentait une superbe exposition temporaire sur Pompéi. Parmi toutes les remarquables pièces présentées, il y avait cette flûte ou hautbois (je ne suis pas un spécialiste des bois). Voici sa légende exacte :

 

Flûte (tibia)

Bronze, os

Pompéi

Naples, MANN

 

Cette flûte simple (tibia), apparentée à l'aulos grec, produit un son semblable au hautbois moderne. Elle est faite d'argent et de bronze fixés à un tube en os perforé. L'embouchure double, en roseau, a disparu. La flûte accompagne différentes prestations musicales - notamment, des récitals.

 

Christian C



Curiosité monstre...

 

Dans le passé, de drôles d'instruments ont parfois vus le jour. Tel est le cas de l'ophicléide monstre à trois pistons « Stoelzel ». En 1848, il apparait dans le Manuel Général de Musique militaire à l'usage des Armées françaises de Georges Kastner avec la légende :  « Bombardon à trois pistons (connu longtemps en France sous le nom d'Ophicléide monstre.) (Infanterie.) ». On le retrouve également présent sur le catalogue du fabricant Gautrot de 1850 où il est précisé qu'il est en Fa !

Aucun instrument de ce type ne semble subsister à ce jour...

Si vous avez plus d'informations sur cet instrument, merci de nous les communiquer.